Monitoring : l’ASP participe à l’expérimentation européenne

satellite

Afin d’anticiper la prochaine mise en œuvre de la nouvelle politique agricole commune (PAC), l’ASP participe à des projets d’innovations technologiques qui portent sur le monitoring et plus généralement sur la modernisation des outils de gestion de la PAC.

 

Qu’est-ce que le monitoring ?

Le monitoring désigne l'ensemble du dispositif de suivi en continu de l’ensemble des parcelles agricoles. Il a, pour principe, de se substituer aux contrôles sur place traditionnels et a vocation à devenir obligatoire pour la prochaine programmation.
 

Comment fonctionne-t-il ?

Il repose sur l’utilisation des technologies les plus récentes, dont l’intelligence artificielle, et sur une automatisation la plus poussée possible de toutes les étapes du processus y compris celle des échanges avec l’exploitant.

Des images satellites optiques et radar, acquises de manière systématique et très fréquente (tous les 3 à 5 jours), permettent la reconnaissance automatique des cultures (classification) ou celles de marqueurs (activité agricole, maturité, récolte…).

Si ces images ne sont pas suffisantes, des informations complémentaires seront demandées à l'exploitant, comme des photos géolocalisées, orientées et authentifiées. 
 

Quelles sont les attentes de l'Union européenne ?

En raison de l’abondance des images satellite qui sont désormais disponibles gratuitement et accessibles par tous, la Commission a invité les Etats membres à faire évoluer leur système de contrôle actuel vers un système de « monitoring ».

L’Union européenne a mis en œuvre un vaste programme de suivi environnemental de la planète à travers le programme Copernicus et le lancement d’une série de satellites d’observation de la terre appelés Sentinel.
 

Quelles sont les expérimentations en cours ?

Au niveau de l'Europe

Ce nouveau système est expérimenté par la plupart des Etats membres et il est déjà mis en œuvre par plusieurs d’entre eux :

  • Italie,
  • Espagne,
  • Danemark,
  • Belgique,
  • Malte.

Ces expérimentations couvrent une partie de leurs mesures (aides découplées notamment) pour les plus grands pays (Italie et Espagne) ou sur une partie de leur territoire.
 

Au niveau national

Afin d’accompagner ce changement, l’ASP participe avec l’Institut nationale de l’information géographique et forestière (IGN) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) aux programmes européens Sen4Cap (Sentinel pour la PAC) et NIVA (vers un nouveau système intégré de gestion et de contrôle) qui permettent de développer des projets pilotes dans ce domaine et d’acquérir une expérience commune avec nos homologues européens.

A ce jour, des expérimentations nationales ont été mises en place pour tester le monitoring  sur 4 zones choisies pour leur diversité de cultures, de structure du parcellaire et de leurs pratiques agricoles. Ces expérimentations sont pilotées par une équipe projet constituée du MAA, de l'ASP et de l'IGN.

L'ASP est chargée notamment de valider le résultat des classifications de cultures établies par l’IGN en utilisant les vérités terrain établies par ses Directions régionales.

 

 

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