Journée des droits des femmes : portraits de 5 femmes engagées à l'ASP

Publié le : 08.03.2022

A l’occasion du 8 mars, Journée internationale du droit des femmes, cinq agents de l'ASP ont accepté de se livrer, avec sincérité, sur ce qui les anime au quotidien, tant dans leur vie professionnelle que personnelle. Des témoignages au féminin à ne pas manquer.

Je suis animée par la volonté de faire avancer les choses »

Anne-Marie Morvan, cheffe de service - Direction régionale de l'ASP Occitanie

Anne-Marie Morvan, cheffe de service - Direction régionale de l'ASP Occitanie

Ce qui m’anime

J’aime être dans l’action. Je suis animée par la volonté de faire avancer les choses, sur tous les plans. Je suis ainsi investie dans mes missions à l’ASP ; elles m’amènent à être au cœur de ma DR, à multiplier les sujets et gérer des urgences. Un travail loin d’être routinier ! En cas de difficultés, j’active les plans A, B ou C ! Je suis également correspondante handicap.

  • Dans ma vie personnelle, je pense être tout aussi engagée, que ce soit en tant que parent délégué ou membre d’une association qui organise des concerts de jeunes musiciens. J’ai aussi rejoint une association humanitaire qui œuvre pour les personnes défavorisées en Colombie. L’ouverture aux autres, le respect, l’écoute et la bienveillance sont autant de valeurs qui me tiennent à cœur.

    Mon secret pour trouver l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle ? Je pose des limites et ne perds jamais de vu l’essentiel.

    Mon regard sur la place des femmes

    Il reste beaucoup à faire. Même si les écarts diminuent, les femmes gagnent toujours moins que les hommes et leurs perspectives d'évolution sont plus limitées. Elles interrompent plus souvent leur carrière pour se consacrer à leur famille.

    Je me souviens qu’à mes débuts, un recruteur m’a demandé si j’envisageais d’avoir des enfants dans les 2 ans à venir. Aurait-il posé la même question à un homme ? Bien sûr que non ! La poserait-il aujourd’hui ? Non, car elle est clairement discriminante.  Les temps changent, l’extension du congé de paternité en est l’un des signes.

    Aujourd’hui, il me semble indispensable d’appliquer le principe « à travail égal, salaire égal » (et de le contrôler !) ou encore de lutter contre les stéréotypes. Cela me rappelle une anecdote qui remonte à mon premier poste. A l’époque, un visiteur mécontent a demandé à voir un responsable. Quand je suis arrivée, il a déclaré : « Une femme ! Mais je veux parler à un responsable, à un homme ! ».

    Un message à délivrer

    J’aimerais partager une citation d’Hilary Clinton : « Quand j’étais petite, j’ai écrit à la NASA pour leur demander comment devenir astronaute. Ils m’ont répondu que les femmes ne pouvaient pas être astronautes. Alors je suis devenue leur ministre. » Une française, Claudie Haigneré, a ouvert la voie…

J’ai toujours voulu être actrice de ma vie »

Annabelle Dimpre, gestionnaire - Direction régionale de l'ASP Hauts-de-France

Annabelle Dimpre, gestionnaire - Direction régionale de l'ASP Hauts-de-France

Mon engagement

J’ai toujours voulu être actrice de ma vie personnelle et professionnelle. Je suis maman depuis 22 ans. Déjà à l’époque de la scolarité de ma fille, j’aimais m’investir dans les voyages et les conseils de classe en tant que parent d’élève. Professionnellement, je suis aussi quelqu’un d’engagé, à plus d’un titre.

  • Au-delà de mes missions liées à la logistique, je suis aussi gestionnaire de proximité RH et, depuis 15 ans, assistante de prévention. Je suis, par ailleurs, représentante du personnel, aux niveaux local et national (membre titulaire du CHSCT). Ce sont des fonctions complémentaires. A travers elles, j’ai pu tisser des liens privilégiés avec mes collègues. Elles me permettent également d’œuvrer, au quotidien, pour le bien-être des agents et la défense de leurs droits. C’est ce qui me plaît. J’aime aider mon prochain. Et la justice est, pour moi, une valeur essentielle.

    Mon regard sur la place des femmes

    Encore aujourd’hui, les femmes doivent souvent faire leurs preuves pour être prises au sérieux dans le monde du travail. On doute plus facilement de leurs compétences, au premier abord. Et il persiste toujours des écarts injustifiés de salaires, de grades et de postes entre les femmes et les hommes.

    Il y a encore pas mal de chemin à parcourir pour que les femmes soient pleinement reconnues dans le milieu professionnel. A l'ASP, nombre de postes à responsabilités ont été pourvus et le sont encore par des femmes.

    Un message à délivrer

    En tant que femmes, nous avons encore beaucoup à prouver. Nous ne devons pas baisser les bras. J’ai trouvé une phrase qui me plaît particulièrement : « Il ne s'agit pas de reconnaître des droits spécifiques aux femmes mais, au contraire, de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes ».

Etre une femme n’a jamais été un frein à mes envies »

Murièle Millot, directrice régionale - Direction régionale de l'ASP Centre-Val de Loire

Murièle Millot, directrice régionale - Direction régionale de l'ASP Centre-Val de Loire

Mon style de management

Je n’ai pas l’impression d’avoir un management spécialement « féminin ». J’essaie juste d’être une manageuse responsable, en permanence à la recherche d’un équilibre entre bienveillance et exigence. Je n’hésite jamais à solliciter des avis autour de moi et à demander de l’aide pour conforter mes décisions.

  • J’aspire ainsi à faire vivre une communauté de travail dans laquelle les agents se sentent bien. Pour les « embarquer », je m’efforce de donner du sens aux changements et à l’action de chacun au quotidien.

    Je veille aussi à faire preuve de la plus grande transparence et diffuse largement les informations dont je dispose. En parallèle, j’ai mis en place un plan santé bien-être pour inciter chacun à faire des activités, plus ou moins sportives, avec ses collègues, comme du Madison à la pause méridienne.

    Mes valeurs

    Je suis issue d’une famille nombreuse ; ma mère avait une vision traditionnelle du rôle des filles. En tant que grande sœur, je devais ainsi être au service du collectif. J’ai été élevée avec ce principe. C’est profondément ancré en moi. Cela influence ma manière de gérer ma DR, mon sens du service public et, bien au-delà, guide mes engagements... Je suis notamment impliquée dans un réseau qui valorise les femmes de la fonction publique dans le Loiret ; je participe, dans ce cadre, à un programme de mentorat féminin.

    Enfin, être une femme n’a jamais été un frein à mes envies, ni dans le sport, ni dans ma vie professionnelle, au moment de devenir ingénieure forestière par exemple. Je ne me suis tout simplement jamais posée la question avant de faire des choix.

    Un message à délivrer

    A défaut d’être optimiste, je m’efforce d’être positive. J’adore le slogan « 100% des gagnants ont tenté leur chance ». Le message que je souhaite faire passer est de ne pas se mettre des barrières inutiles, juste parce que l’on est une femme.

Ne surtout pas s’oublier dans le tourbillon de la vie »

Mathilde Gautherie, assistante sociale - Direction des ressources humaines - siège Limoges

Mathilde Gautherie, assistante sociale - Direction des ressources humaines - siège Limoges

Ce qui m’anime

J’aime mon métier. Il implique de s’intéresser réellement et sincèrement aux autres, à l’humain, à ce que les gens vivent. Le respect des personnes, comme elles sont, est essentiel. Voilà ce qui m’anime. Au quotidien, je veille à être à l’écoute et disponible. Mais il me faut aussi trouver la bonne place et la juste distance.

  • Je suis très reconnaissante de la confiance que m’accordent les personnes que j’accompagne. Venir parler de son histoire, de ses souffrances, de ses difficultés à une « inconnue », cela nécessite un immense courage.

    Avoir aussi le sentiment de se sentir utile aux autres, voir le sourire de celui ou celle qui, hier, était dans une situation délicate … c’est très enrichissant et motivant dans ma pratique professionnelle.

    Mon équilibre

    Mon métier est exigeant et parfois très éprouvant sur le plan émotionnel. Pour être réceptif aux autres, il faut une certaine solidité et un équilibre personnel. Aussi, il est important de fermer la porte quand on rentre chez soi, de ne pas se laisser envahir.

    J’ai la chance d’être maman de deux enfants, âgés de 5 ans et 5 mois, qui occupent toutes mes soirées (et même mes nuits !). Prise par le quotidien, je déconnecte assez facilement du travail. Mais l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle reste fragile. Le manque de sommeil, les contraintes personnelles ou une journée de travail difficile peuvent facilement impacter l’une ou l’autre de ces sphères. En parler, ne pas rester seul, est très important.

    J’ai la chance d’être bien entourée et de pouvoir bénéficier d’un temps partiel et d’un jour de télétravail par semaine, ce qui contribue grandement à maintenir mon équilibre.

    Un message à délivrer

    Il ne faut surtout pas s’oublier dans le « tourbillon de la vie » ; il faut s’écouter et se respecter en tant que femme, épouse et mère. Soyez fière de qui vous êtes, ne changez rien, vous êtes merveilleuse !

Tout ce que j’ai voulu faire, je l’ai fait »

Aurélie Santaca, contrôleur agricole polyvalente - Direction régionale de l'ASP Martinique

Aurélie Santaca, contrôleur agricole polyvalente - Direction régionale de l'ASP Martinique

Ce qui m’anime

Ma vie professionnelle est un moteur au quotidien. Depuis septembre 2019, je suis contrôleuse polyvalente. Nous sommes deux à exercer cette fonction au sein de la DR Martinique. Je considère mon binôme comme mon égal !

  • A priori, je ne possédais pas les compétences attendues pour un tel poste. Mais on m'a donné la chance de faire mes preuves, de montrer que j'étais capable de m'adapter. Voilà ce que m'anime dans la vie : pouvoir démontrer que l'on peut s'adapter à toutes les situations, que ce soit dans la vie professionnelle ou dans la vie privée.

    Etre une femme n’a jamais été un obstacle ou un frein. Tout ce que j'ai entrepris ou voulu faire, je l'ai fait.

    Mon équilibre

    Si ma vie professionnelle est essentielle, je fais néanmoins la part des choses et je reste avant tout une mère de famille. J’arrive à m’organiser efficacement pour gérer le quotidien et endosser plusieurs rôles. Car, en plus de mon poste à l’ASP, j’assure, par période, des missions en tant que réserviste opérationnelle au sein du 33e Régiment d’Infanterie de Marine à Fort-de-France.

    Je suis également secrétaire bénévole d’un club de plongée associatif. Et puis, en ce moment, il me faut aussi pallier l’absence de mon conjoint, militaire, parti en opération pour quelques mois. Bref, j’ai une vie bien remplie qui me satisfait pleinement !

    Un message à délivrer

    Je reprendrais cette citation de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ».